Quatre jours après son match légendaire remporté contre le Bayern Munich (5-4), le PSG retrouve son quotidien de la Ligue 1 ce week-end. Les champions d’Europe reçoivent Lorient ce samedi après-midi (17 heures) pour le compte de la 32e journée. Une rencontre qui doit à la fois permettre à Luis Enrique de faire souffler ses cadres et à son équipe de se rapprocher du titre en cas de succès. Le coach espagnol était en conférence de presse ce vendredi à Poissy et a longuement évoqué la demi-finale aller de Ligue des champions rentrée dans l’histoire de la compétition.

L’an passé, vous aviez fait considérablement tourner votre équipe entre les deux demi-finales de Ligue des champions. Allez-vous faire pareil ?

LUIS ENRIQUE. Chaque match est différent et chaque match présente des difficultés. On veut gagner, on a besoin de gagner les trois points. Il faut juger et analyser toutes les choses pour voir quelle est la meilleure option.

Le poste de gardien peut-il être concerné par cette rotation ?

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C’est un poste différent, j’ai tout fait à ce poste. Je me rappelle avec le Barça B, j’ai fait jouer chaque gardien sept matchs et après j’ai choisi le meilleur gardien. Je suis ouvert à changer les choses. Le monde a changé, je suis ouvert à changer des choses.

N’est-ce pas risqué de titulariser Safonov qui est le seul gardien d’expérience à votre disposition après la blessure de Chevalier ?

Il faut attendre demain. Je ne veux donner aucune information à Lorient et au Bayern. Toutes les options sont possibles. Ce n’est pas facile : c’est un peu comme Tetris, il faut gagner et savoir qui va jouer mercredi à Munich pour le match le plus important de la saison.

Comment réussissez-vous à garder votre équipe mobilisée après un match aussi intense contre le Bayern ?

Si on regarde les autres matchs, ça a été le match le plus intense de la saison. Au niveau de l’émotion, c’est différent, tu es plus fatigué par cette chose que tu ne peux pas contrôler. Mais quand les derniers matchs arrivent, c’est toujours habituel dans ce type d’énergie.

« Il y avait des actions incroyables, c’était un match très spectaculaire »

Ce PSG-Bayern était-il le plus beau match de football possible ?

C’est comme la vie, il y a des avis partout. Je pense que ce n’est pas important de respecter toutes les opinions, parce que si c’est une opinion de merde, tu n’es pas obligé de la respecter… Il y a des personnes qui aiment le football joué comme ça, c’est la majorité et j’en fais partie. Mais certaines personnes n’aiment pas ça. Ce que je pense, c’est qu’on a montré que la majorité a profité du match, c’est le plus important.

Êtes-vous frustré par le résultat final contre le Bayern alors que votre équipe a mené 5-2 ?

Je ne peux pas être frustré ! C’est un match de foot unique. Quand j’analyse, si je mets trois heures d’habitude, là c’est cinq heures pour PSG-Bayern. Il y avait des actions incroyables, c’était un match très spectaculaire. Il n’y a pas eu de mauvais travail défensif, c’est ce qui fait que ce match était magnifique. Ça a été un niveau incroyable, spécialement les attaquants. Regardez comment Kane et Dembélé défendent ! C’était incroyable. C’est un moment pour féliciter les deux équipes et profiter. C’est l’adversaire le plus fort que j’ai affronté depuis que je suis au PSG. Je suis très content de gagner un match contre le Bayern. On aurait pu faire match nul ou perdre, ça n’aurait pas été injuste. Le foot de ce niveau se joue sur des petites différences.

Comment se sent Fabian Ruiz ?

C’est un joueur incroyable pour nous, très important, l’un des meilleurs milieux du monde. Chaque fois qu’un joueur est de retour, c’est une chose positive. Il a participé aux derniers matchs et demain ce sera un moment pour continuer de gagner des minutes et d’être le plus compétitif possible.

Combien de temps Hakimi sera-t-il absent et pourquoi cette blessure est préjudiciable pour votre équipe ?