Jacqueline Jacob a été mise en examen en octobre pour "association de malfaiteurs criminelle". Des mesures et accusations que la grand-tante du petit Grégory conteste vivement.

Elle est soupçonnée d'être le "corbeau" dans l'affaire Grégory. La mise en examen de Jacqueline Jacob va être étudiée lors d'une audience le 27 mai prochain, a appris BFMTV ce vendredi 1er mai, confirmant une information de RTL.

Jacqueline Jacob, 81 ans, a été mise en examen en octobre 2025 pour "association de malfaiteurs criminelle". Des mesures et accusations que la grand-tante du petit garçon retrouvé mort en 1984 conteste vivement.

Ses avocats ont déposé deux requêtes: la première en nullité de la mise en examen, la seconde en constatation de la prescription, les faits datant de plus de 40 ans. Ces deux requêtes seront examinées par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Dijon le 27 mai.

Soupçonnée d'avoir été l'un des corbeaux

Jacqueline Jacob est la grand-tante du petit Grégory Villemin, retrouvé noyé pieds et mains liés à l'âge de quatre ans le 16 octobre 1984 dans la Vologne, une rivière des Vosges. Son époux est un frère de la grand-mère du petit garçon.

Elle est soupçonnée d'avoir été l’un des corbeaux, si ce n’est le principal, qui a harcelé la famille Villemin avant que l’enfant ne soit assassiné. Les enquêteurs estiment en effet que le petit garçon a été la cible d'une "équipe" sur fond de jalousie familiale.

Affaire Grégory: « Je n’ai jamais écrit de lettre », 41 ans après, Jacqueline Jacob détient-elle la clé de l’affaire? 15:40

Pour fonder son analyse, le magistrat ayant décidé de sa mise en examen s’est notamment fondé sur diverses analyses en écriture (graphologie) et en stylométrie. Selon elles, Jacqueline Jacob a bien harcelé au téléphone les Villemin et écrit certaines des lettres du corbeau, y compris celle de revendication du crime.

Mais Jacqueline Jacob a toujours nié. "Je n’ai jamais écrit de lettre. Je n’ai jamais téléphoné. Jamais à personne", a-t-elle assuré face au juge Dominique Brault le 24 octobre dernier à la cour d’appel de Dijon (Côte d’Or).

Déjà mise en examen

Déjà mise en examen en 2017 avant de bénéficier d’une annulation de la mesure pour un vice de procédure, Jacqueline Jacob ne se contente pas de contester les faits sur le fond. Selon nos informations, ses avocats ont également fait parvenir au parquet général de Dijon une requête afin de faire constater la prescription dans ce dossier.

Les avocats de Jacqueline Jacob estiment qu’elle a été mise en examen pour un fait délictuel et non pas criminel qui est aujourd’hui prescrit. Dès lors, cette mesure doit, selon eux, être purement annulée. Peu après sa mise en examen en octobre 2025, Philippe Astruc, le procureur général de Dijon avait reconnu qu’il y avait "un risque juridique" autour de cette question. Elle est donc désormais sur le bureau des magistrats.