Alerter en amont pour tenter d’éviter le pire. En ce week-end ensoleillé – et rallongé -, synonyme de promenades en famille, les risques de feux sur le massif forestier de Fontainebleau sont bel et bien réels. Et la vigilance maximale. Raison pour laquelle des représentants des pompiers de Seine-et-Marne (Sdis 77), de la police, de l’Office national des forêts et de la sous-préfecture de Fontainebleau se sont réunis mardi dernier, pour prendre des mesures en amont.
Il a – entre autres - été décidé de renforcer les patrouilles des forces de l’ordre, notamment celles des motards et des unités équestres. Sans oublier l’utilisation de deux drones, rendue possible par un arrêté préfectoral datant du 28 avril, qui autorise « la captation, l’enregistrement et la transmission d’images au moyen de deux caméras installées sur un aéronef sans équipage à bord ». Et ce, jusqu’au 3 mai, suite à une demande de la DIPN (direction interdépartementale de la police Nationale), afin de prévenir « les atteintes à la sécurité des personnes et des biens dans un contexte de multiples départs de feu récents dans la forêt de Fontainebleau ».
Niveau de risque à 4 sur une échelle de 6
C’est que depuis le 19 avril, une dizaine d’incendies ont été recensés à proximité des sentiers de promenade, le plus important ayant affecté 12 000 m2 de végétation. Le dernier en date, survenu dans le secteur de Belle Croix, à hauteur du sentier Denecourt, remonte à lundi dernier et a détruit 3 200 m2 de forêt.
Mardi 21 avril, les flammes avaient ravagé - non loin des gorges d’Apremont - environ 6 500 m2 de végétations. Un feu détecté très rapidement grâce au système de surveillance par intelligence artificielle (IA) testé depuis l’an dernier et véritablement opérationnel depuis 2026.
En cause : les faibles précipitations de ces dernières semaines et un état de sécheresse « marqué », selon un communiqué de la préfecture de Seine-et-Marne. Qui précise : « Les services météorologiques classent actuellement le niveau de risque à 4 sur une échelle de 6 sur les prochains jours, notamment en raison de la présence importante de végétation sèche ou morte, particulièrement propice à la propagation des incendies ».