L’accident avait suscité une vive émotion au Royaume-Uni. La police britannique a annoncé vendredi avoir inculpé la conductrice d’un véhicule qui avait percuté une école en 2023 à Wimbledon, tuant deux fillettes, après avoir rouvert l’enquête initiale contestée sur le drame.

La décision initiale, prise en juin 2024, de ne pas lancer de poursuites contre la conductrice, Claire Freemantle, 49 ans, avait suscité des critiques des familles des victimes sur le déroulé des investigations.

Après un réexamen de l’enquête, le bureau du procureur a autorisé la police à l’inculper pour deux chefs « d’homicide involontaire par conduite dangereuse » et sept chefs de « blessures graves involontaires par conduite dangereuse », indique vendredi la police dans un communiqué. Les avocats de la conductrice ont déjà annoncé qu’elle plaiderait non coupable.

La crise d’épilepsie d’abord retenue

L’accident s’était produit le 6 juillet 2023, à quelques heures des vacances scolaires, dans un quartier calme et plutôt aisé de Wimbledon, dans le sud-ouest de Londres.

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La voiture, un 4x4 Land Rover, avait percuté l’enceinte d’une école privée pour filles, où les élèves célébraient à l’extérieur l’arrivée des vacances. Deux fillettes âgées de 8 ans - Nuria Sajjad et Selena Lau - avaient été tuées et dix personnes hospitalisées.

La conductrice, originaire du quartier, avait été arrêtée pour « suspicion de conduite dangereuse ayant entraîné la mort ». Mais les enquêteurs avaient clos l’enquête sans lancer de poursuite, après avoir mis l’accident sur le compte d’une crise d’épilepsie qui avait fait perdre à Claire Freemantle le contrôle du véhicule.

Les chefs d’inculpation annoncés vendredi « concluent une nouvelle investigation complète et complexe des enquêteurs », a indiqué la commandante Charmain Brenyah, responsable de la police routière et des transports londonienne.

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Plaintes contre plusieurs policiers

Cette nouvelle investigation « a identifié un certain nombre de problèmes lors de la première enquête », précise la police dans son communiqué.

« Depuis le début, nous ne demandons qu’une chose : la vérité sur les raisons qui ont causé la mort de nos filles », ont déclaré les familles de Nuria et Selena à la BBC.