Manuel Adorni, le chef de cabinet des ministres argentins – l’équivalent du premier ministre, au Congrès national à Buenos Aires, le 29 avril 2026. MARIANA NEDELCU/REUTERS
La séance au Congrès a tourné à la mise en cause personnelle. Mercredi 29 avril, le chef de cabinet – l’équivalent du premier ministre – argentin, Manuel Adorni, était venu présenter un bilan de l’exécutif. Ce proche collaborateur du président ultralibéral Javier Milei, soutenu par l’incontournable sœur de ce dernier et secrétaire générale de la présidence, Karina Milei, a abandonné son habituel ton acerbe. Le regard sur ses notes, il a déroulé un bilan et une feuille de route techniques. Pendant sept heures, cet homme fort de l’exécutif, fidèle de la première heure du président, a surtout été pressé par des questions de l’opposition sur son patrimoine, alors qu’il est soupçonné d’enrichissement illicite. Ce scandale pèse sur la cote de popularité de Javier Milei, au plus bas depuis son entrée en fonctions, en décembre 2023.
« Je sais que beaucoup d’entre vous aimeraient faire de cette présentation un procès politique contre ma personne, a lancé Manuel Adorni aux députés. Je n’ai commis aucun délit et je vais le prouver devant la justice », a-t-il assuré. Depuis le mois de mars, les révélations abondent dans la presse sur des déplacements aux modalités indues ou des acquisitions immobilières en inadéquation apparente avec ses revenus.
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