Menacé, drogué au viagra et au rohypnol, forcé de devenir un esclave sexuel pendant des mois… Un employé de la banque JPMorgan aurait subi un véritable calvaire infligé par l’une des cadres dirigeantes de l’entreprise, indiquait le Daily Mail ce mercredi. Sous le pseudonyme de « John Doe », il a porté plainte contre Lorna Hajdini en début de semaine. Mais nombreux sont ceux qui peinent à y croire et qui dénoncent de fausses accusations de harcèlement sexuel, qui aurait débuté selon le plaignant au printemps 2024, peu après l’arrivée de Lorna Hajdini dans l’équipe, avant d’empirer.

« John Doe » serait aujourd’hui l’un des associés principaux de la société d’investissement Bregal Sagemount. Il affirme que Lorna Hajdini aurait menacé de supprimer sa prime s’il refusait de se soumettre et se serait rendue à son domicile pour le contraindre à avoir des rapports sexuels avec elle.

Une enquête interne, mais aucune preuve

Mais selon des sources proches du dossier citées par le New York Post, Lorna Hajdini était sous la responsabilité du directeur général Brandon Graffeo, alors que « John Doe » était supervisé par un autre directeur général, Jon Wolter : la trentenaire n’avait de ce fait aucune influence sur le montant de sa prime annuelle.

Par ailleurs, le Daily Mail mentionnait ce mercredi des détails sordides issus d’un document judiciaire qui aurait été retiré pour « corrections ».

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De son côté, la banque JPMorgan semble avoir pris le parti de Lorna Hajdini. Selon un porte-parole de l’entreprise, une enquête interne approfondie menée par le service des ressources humaines et les juristes internes de la banque, incluant l’examen des relevés téléphoniques et des courriels de l’équipe, n’a permis de trouver aucun élément de preuve. Le représentant de JPMorgan a affirmé que les allégations étaient « sans fondement » et a précisé que le plaignant avait refusé de participer à l’enquête et de « fournir les éléments essentiels à la démonstration de ses allégations ».

« Elle n’a jamais eu de comportement inapproprié »

Lorna Hajdini nie tous les faits qui lui sont reprochés par son collègue. « Elle n’a jamais eu de comportement inapproprié, quel qu’il soit, envers cette personne et ne s’est jamais rendue sur le lieu où l’agression sexuelle présumée aurait eu lieu », ont fait savoir ses avocats dans un communiqué transmis au New York Post.

L’ex-employé de JPMorgan avait déposé une plainte interne en mai 2025, dénonçant du harcèlement raciste et sexiste ainsi qu’un abus de pouvoir. Il aurait ensuite tenté de négocier une indemnité de départ de plusieurs millions de dollars pour quitter l’entreprise. La plainte vise également Morgan, qu’il accuse de représailles et de négligence dans son enquête.

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