C’est un sujet qui fait polémique. 872 arbres vont être abattus ou sont en cours d’abattage sur la route qui mène au ballon d’Alsace, un tracé qu’emprunteront les coureurs du Tour de France le 18 juillet prochain, dans le cadre de la 14e étape entre Mulhouse (Haut-Rhin) et le Markstein (Haut-Rhin). Un chantier, vivement critiqué, mais indépendant de la volonté des organisateurs de la course.

« Huit cents arbres qui sont abattus, ça choque tout le monde, y compris moi. Mais c’est une décision qui a été prise en 2023 et à cette époque, personne ne savait qu’on viendrait en 2026 », a affirmé Christian Prudhomme, directeur du Tour de France, au journal l’Alsace, jeudi 30 avril.

Dans les colonnes de Libération, la préfecture du Haut-Rhin a, en effet, précisé que chantier était « prévu de longue date » et qu’il a été « accéléré à l’aune d’une plus grande fréquentation prévisible par le public de cette zone ». Au total, 1 071 arbres seront abattus sur près de 4,5 kilomètres, dans l’objectif de sécuriser l’axe routier, avec ou sans Tour de France.

« Si la sécurisation des routes peut constituer un objectif légitime, la période des travaux et les méthodes employées interrogent », ont de leur côté réagi plusieurs associations environnementales dans un communiqué.

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« Bien sûr, le Tour de France va passer par là et il est un accélérateur de travaux », a admis Christian Prudhomme. « Mais on ne va jamais demander quoi que ce soit, bien évidemment. Après, ces travaux-là, j’imagine qu’ils sont nécessaires. Le Tour arrive donc quand les mesures de sécurisation sont prises. Mais peut-être auraient-elles dû être prises avant ? Je n’en sais rien. On ne demande jamais de construire des routes », a ajouté Christian Prudhomme.