Devant un complexe sportif où un homme a foncé en voiture sur la foule, tuant 35 personnes et en blessant 43, à Zhuhai, dans la province du Guangdong (Chine), le 13 novembre 2024. TINGSHU WANG/REUTERS
A un peu plus d’une heure de route du centre de Pékin et bordé par les montagnes, le district de Fangshan est bien plus paisible que le centre de la capitale. Presque déjà la campagne. Un événement, pourtant, est venu troubler ce calme à la fin du mois de mars. Le marché de produits frais de Dahanji, qui s’animait chaque week-end le long d’une rue principale, reste depuis fermé. « Il s’est passé quelque chose, mais on n’a pas le droit d’en parler », glisse un habitant.
Ce qui s’est passé précisément le 29 mars relève du secret. Il n’y en a aucune trace sur les réseaux sociaux ou les sites d’information chinois. Seuls des comptes sur les réseaux étrangers comme X, bloqués en Chine, permettent encore d’accéder aux photos et aux vidéos de l’effroyable attaque, prises par ceux qui y ont assisté. Elles montrent un gros véhicule de chantier jaune fonçant sur les étals, écrasant tout sur son passage, jusqu’à ce que plusieurs hommes parviennent à se hisser dans la cabine de la chargeuse et à en extraire le conducteur meurtrier. Sur d’autres images, on identifie au moins cinq corps inanimés au milieu du marché dévasté.
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