Le CIO a un allié face à une décision qui ne fait pas l’unanimité. Le président de la Fédération internationale d’athlétisme, Sebastian Coe, s’est dit « ravi » de la décision du CIO en mars de rétablir les tests génétiques de féminité au cours d’une interview à l’AFP, vendredi 1er mai.

Ces tests, déjà réintroduits par World Athletics six mois plus tôt, auront pour effet de bannir des JO-2028 de Los Angeles les sportives transgenres et une grande partie des sportives intersexes.

« Je suis ravi que la nouvelle présidente, Kirsty (Coventry), se soit mise en quatre dès ses premiers mois à son poste, pour protéger la catégorie féminine », a déclaré Sebastian Coe depuis Gaborone où se tiennent les relais mondiaux d’athlétisme de samedi à dimanche.

Une décision qui va « protéger le sport féminin »

« Sinon, il n’y aurait plus de sport féminin », estime le candidat malheureux à la tête du Comité international olympique (CIO) l’an passé, quand l’ex-nageuse zimbabwéenne l’avait battu lors du scrutin.

À voir aussi

« Kirsty, plus que personne d’autre, est quelqu’un qui va protéger le sport féminin. Nous soutenons donc à 100 % cette position au sein de World Athletics, nous l’avons adoptée il y a de nombreuses années », a rappelé Sebastian Coe.

Avec cette décision, le CIO a effectué un volte-face par rapport à ses règles édictées en 2021 qui laissaient chaque fédération sportive internationale fixer sa politique.

Depuis 2018, le règlement de World Athletics imposait déjà aux athlètes présentant des différences de développement sexuel (DSD) de faire baisser leur taux de testostérone par un traitement hormonal pour pouvoir participer aux compétitions internationales dans la catégorie féminine.

Ce qui s’apparente à un ralliement du mouvement olympique à la position de Sebastian Coe a-t-il un goût de victoire pour le président de la Fédération internationale d’athlétisme depuis 2015 ? « Vous savez, je ne suis pas venu à World Athletics pour un concours de popularité, je suis venu pour faire ce que je pense être juste », a-t-il répliqué.

« C’est une évolution très importante pour le mouvement olympique »

Réserver la catégorie féminine aux compétitrices non-porteuses du gène SRY exclut à la fois les sportives transgenres et une grande partie des athlètes intersexes, naturellement porteuses de variations génétiques tout en étant considérées comme des filles depuis leur naissance.

« Je suis ravi que le monde commence à voir les choses comme nous les voyons, c’est une évolution très importante pour le mouvement olympique, et je m’en réjouis », a conclu Sebastian Coe.