Maiada El Khalifa. SIMON HARVEY
En avril, le Soudan est entré dans sa quatrième année de guerre civile et Maiada El Khalifa a participé à la Paris Perfume Week. Deux réalités aussi éloignées que possible et pourtant, pour la créatrice de parfum soudanaise, elles ont du sens. Peut-on faire d’un parfum un projet politique ? C’est l’ambition de cette femme de caractère, qui a lancé en 2021 sa marque, Tayshaba, pour placer le Soudan sur la carte et en offrir un visage plus avenant que celui de l’actualité, qui amène son cortège de massacres et de famines.
Sur son petit stand, aux côtés de 149 autres marques de créateurs de niche regroupés dans le Palais Brongniart, place de la Bourse, à Paris, du 9 au 11 avril, Maiada El Khalifa avait mis en évidence du bois de myrrhe, de la pâte noire et un petit brûleur traditionnel d’encens à la forme ronde et rouge. Trois indispensables de la parfumerie traditionnelle soudanaise.
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