Vers 1425, Jeanne d’Arc a entendu des voix. En 2026, Marine Le Pen aimerait que l’on n’en entende qu’une seule au Rassemblement national. La fête RN du 1er mai, traditionnellement en hommage à la pucelle d’Orléans, qui se tenait ce vendredi à Mâcon (Saône-et-Loire), en était l’occasion. Car mercredi a été marqué par une dissonance qui n’est pas passée inaperçue : alors que Marine Le Pen trouvait sur X « normal » qu’une société pétrolière, en l’occurrence TotalEnergies, « puisse contribuer à l’effort national par une taxation exceptionnelle sur les surprofits qu’elle a réalisés », Jordan Bardella se montrait beaucoup moins allant sur BFMTV. « Il ne faut rien s’interdire », mais « je ne crois pas que la priorité, dans un pays qui a 46 % de prélèvements obligatoires, soit encore une fois d’inventer des taxes et des impôts », répondait-il.
« Il n’y a pas de différence entre lui et moi » : à Mâcon, Le Pen et Bardella jouent la partition du « en même temps »