« GPT-5.5 est l’un des modèles les plus performants que nous ayons testés sur nos tâches de cybersécurité ». Une agence gouvernementale britannique a révélé jeudi des résultats montrant que le nouveau modèle d’IA centré sur la cybersécurité développé par OpenAI égale Mythos, la technologie présentée par Claude comme surpuissante en la matière.

L’AI Security Institute (AISI), un organisme de recherche au sein du ministère britannique des Sciences, de l’Innovation et de la Technologie, indique dans cette étude que GPT 5.5 pouvait mener de manière autonome des cyberattaques complexes, et qu’il avait résolu un problème de rétro-ingénierie en un peu plus de 10 minutes et pour un coût de 1,73 dollar, ce qu’un expert en sécurité humain avait mis environ 12 heures à faire.

OpenAI’s GPT-5.5 is the second model to complete one of our multi-step cyber-attack simulations end-to-end ???? pic.twitter.com/eQWYbYaa6w — AI Security Institute (@AISecurityInst) April 30, 2026

Le nouveau modèle développé par la firme californienne a également réussi deux fois sur dix (contre trois fois sur 10 pour Mythos) une simulation d’attaque de réseau d’entreprise en 32 étapes appelée « The Last Ones », la plus difficile élaborée par l’agence britannique. Au total, sur une batterie de tâches de cybersécurité avancées, GPT-5.5 a atteint un taux de réussite moyen de 71,4 %, devançant Mythos à 68,6 %.

Selon l’AISI, ces résultats suggèrent que la montée en puissance des modèles « cybersécurité » est une tendance générale parmi les IA de pointe, et non une percée propre à un seul modèle.

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Sam Altman, PDG d’OpenAI, a déclaré jeudi que ce GPT 5.5 ne sera pas accessible au grand public, mais sera d’abord déployé auprès d’un groupe d’institutions de confiance, afin que ces dernières puissent renforcer leurs cyberdéfenses. « Nous travaillerons avec l’ensemble de l’écosystème et le gouvernement pour définir un accès sécurisé pour Cyber », a-t-il indiqué sur X.

OpenAI calque donc sa stratégie sur celle d’Anthropic, qui avait lancé Mythos début avril auprès d’un groupe limité de partenaires américains - dont Amazon, Microsoft et Apple - pour qu’ils testent les capacités de ce modèle et résolvent les failles de cybersécurité détectées avant sa publication. Plusieurs problèmes de sécurité internes avaient alors été signalés.

Le ministère américain de la Défense a annoncé vendredi des accords avec sept entreprises technologiques ouvrant l’accès à leurs modèles d’intelligence artificielle pour des opérations classifiées, y compris sur le champ de bataille. OpenAI en fait partie mais pas Anthropic, en contentieux avec le gouvernement américain après avoir refusé certains usages militaires de sa technologie.