Ces samedi 2 et dimanche 3 mai, Fally Ipupa investit le Stade de France pour deux concerts événements lors desquels la star de la rumba congolaise va célébrer les 20 ans d'une carrière musicale à succès entre le Kinshasa et Paris.
Fally Ipupa voit double pour ses 20 ans de carrière. Ces samedi 2 et dimanche 3 mai, la star congolaise, surnommée "L'Aigle", s'apprête à faire résonner la rumba au Stade de France pour deux concerts événements.
"Déjà remplir un, c'est énorme, et deux, c'est légendaire", souffle la star de 48 ans, qui devient ainsi le premier chanteur africain francophone à jouer en solo dans l'antre de Saint-Denis.
Au public, il promet un spectacle différent chaque soir et des surprises, pour "bien kiffer". Côté invités, ses collaborations lui offrent l'embarras du choix: d'Aya Nakamura à M. Pokora, Fally a partagé son micro avec une diversité d'artistes.
Pour accompagner ces deux concerts événements, Fally Ipupa a également dévoilé le 17 avril dernier l'album XX. Un projet sur lequel on retrouve les rappeurs Keblack, Guy2Bezbar et SDM, tous d'origine congolaise, et qui s'inscrit dans la lignée de ses albums "urbains" mêlant rumba, RnB, afropop et rap, une variante démarrée en 2017 avec Tokooos.
Ces chansons sont plutôt en français et de courte durée, là où les titres 100% rumba se veulent plus longs, chantés en grande partie en lingala - langue parlée en République démocratique du Congo - avec des dédicaces et une thématique "très romantique", explique-t-il. Cet album sera suivi de XX Delirium, sa déclinaison purement rumba prévue le 10 juin, 20 ans jour pour jour après son premier opus, Droit chemin.
De Kinshasa à la scène internationale
Si Fally Ipupa est adulé en Afrique, "L'Aigle" congolais est moins connu du grand public en France. Pourtant, celui qui se rêvait autrefois footballeur, puis militaire fête cette année les 20 ans d'une carrière musicale à succès entre le Congo et Paris.
Tout commence dans les rues de Kinshasa, où la musique fait partie du décor familial. Si son père l'imagine médecin, Fally Ipupa à d'autres plans et préfère suivre sa passion pour la musique, qui résonnait à la maison et était chantée par sa mère à l'église.
Soul, pop, RnB, musique folklorique tribale, autant de courants qui ont irrigué ses inspirations tout au long de sa carrière et qui lui ont permis de créer sa propre identité musicale. "Je suis un cocktail", sourit-il.
Auteur-compositeur, chanteur, producteur, musicien et danseur, Fally Ipupa s'est notamment fait connaître au sein de Quartier latin, groupe des années 1990 fondé par Koffi Olomidé, autre star de la musique congolaise.
Après sept ans et six albums aux côtés du groupe, Fally Ipupa se lance en solo au début des années 2000 et dévoile son premier projet Droit Chemin. Un opus certifié disque d'or en France, qui permet à l'artiste de devenir le premier chanteur congolais à se produire seul à l'Olympia à Paris.
Une rumba modernisée devenue signature
La suite est une succession de succès et de collaborations improbables. Au fil des années, "L'Aigle" a façonné une rumba à son image, modernisée et ouverte aux sonorités urbaines, qu'il a réussi à porter bien au-delà des frontières africaines.
En témoigne Tokooos, sorti en 2017, premier album véritablement international de Fally Ipupa, sur lequel il s'associe notamment à Booba, MHD, Keblack, Aya Nakamura et même R. Kelly.
Une stratégie gagnante qui lui permet de conquérir un public toujours plus large, sans renier ses racines. Véritable succès, Tokooos est ainsi certifié disque de platine par le SNEP, faisant de Fally Ipupa l'un des premiers artistes congolais à obtenir cet honneur en France.
Vingt ans après ses débuts à Kinshasa, Fally Ipupa s’impose désormais comme l’un des artistes africains les plus influents de sa génération. "J'ai appris la patience, la résilience, la détermination, la volonté de réussir", souligne l'artiste, par ailleurs ambassadeur de l'Unicef, pour les droits des enfants.
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"C'est vrai que j'ai rêvé beaucoup de choses, mais pas autant quand même", confie le chanteur suivi par des millions de fans sur les réseaux sociaux. Des fans venus des quatre coins du monde, qu'il surnomme les "Warriors" et qui seront réunis ce week-end au Stade de France pour écrire, aux côtés de Fally Ipupa, une nouvelle page de l'histoire de la rumba congolaise.