Des dizaines de milliers de personnes continuent de participer ce samedi à une free party géante près de Bourges, dans le Cher. Les festivités se déroulent dans une zone qui sert de champ militaire de tir. Il est ainsi jugé dangereux car des munitions non explosées pourraient être présentes.

La préfecture a mis en garde contre « un risque d’explosion ». « En application d’un principe de précaution, tout feu, creusement du sol ainsi que le ramassage de débris d’objets métalliques ou de nature inconnue doivent absolument être prohibés sur ce site au risque d’atteinte grave aux personnes. » Elle insiste sur le fait qu’au-delà de l’aspect « illégal » du rassemblement, « la nature du terrain choisi par ses organisateurs apparaît aussi peu adaptée que sûre pour les participants ».

Jusqu’à 600 gendarmes ont été déployés sur place, rapporte la radio Ici. La free party se déroule à proximité immédiate des communes de Cornusse, Bengy-sur-Craon et Ourouer-les-Bourdelins notamment. Vendredi, 20 000 personnes étaient déjà sur place. Les organisateurs estiment que ce nombre pourrait monter à 30 000 ce samedi.

12 blessés légers

« On s’attend à ce que d’autres personnes arrivent dans la journée. Les premiers festivaliers arrivés vendredi matin nous disaient que la journée du 2 mai serait vraiment la plus importante pour leur rassemblement », a déclaré ce samedi matin la maire de Cornusse, Édith Raquin, sur franceinfo. « Nous avons pu constater qu’il y avait des Anglais, des Allemands, des Néerlandais, des Suisses, des Italiens, des Espagnols, voire des Ukrainiens », a-t-elle ajouté. « Il n’y a pas eu d’incident majeur signalé. »

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Selon la préfecture, les services de secours ont pris en charge 12 blessés légers sur le site, dont 6 transférés au poste médical avancé. 45 pompiers et 30 secouristes de la protection civile restent postés dans les environs pendant tout l’événement. « Les forces de l’ordre ont déjà procédé à 32 verbalisations, en majorité pour détention de stupéfiants, à 26 infractions au Code de la route et 4 gardes à vue », liste la préfecture, citée par l’Agence France presse (AFP).