Dans une publication sur X ce samedi 2 mai, le ministre des Affaires étrangères a condamné la violente agression subie par une religieuse française quatre jours plus tôt. Il demande également une "sanction exemplaire" pour que "cessent les actes anti-chrétiens" dans le pays.

Après l'agression d'une religieuse française à Jérusalem, Jean-Noël Barrot réagit. Dans un message publié sur X ce samedi 2 mai, le ministre de l'Europe et des Affaires d'étrangères a déclaré avoir "exprimé [s]a vive émotion, [s]on soutien et [s]es voeux de prompt rétablissement" à la victime après son "agression choquante".

Dans l'après-midi du mardi 28 avril, une religieuse catholique de nationalité française a été poussée et frappée près du lieu dit du tombeau de David, sur le mont Sion, adjacent à la Vieille Ville. Selon le récit de la victime, transmis par Olivier Poquillon, directeur de l'École biblique et archéologique française de Jérusalem (Ebaf) où la religieuse de 48 ans est chercheuse, celle-ci a été "projetée de toutes ses forces" sur une pierre par un homme arrivé en courant derrière elle, qui l'a également frappée quand elle était à terre. Un touriste s'est interposé, mettant fin à l'agression.

Appel téléphonique de soutien à la victime

Après avoir rappelé qu'un homme, soupçonné d'être "l'auteur de cet acte odieux", a été interpellé, Jean-Noël Barrot martèle: "La sanction doit être exemplaire pour que cessent les actes anti-chrétiens qui se multiplient en Terre sainte et que la France, attachée à sa mission historique de protection des communautés et lieux saints catholiques, ne peut en aucun cas tolérer." Le ministre a également contacté Olivier Poquillon et la religieuse par téléphone, a écrit le directeur de l'Ebaf sur X.

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Cette agression intervient effectivement dans un contexte de violences croissantes contre les chrétiens de la part de juifs extrémistes. Les "actes anti-chrétiens [sont] devenus courants, avec des insultes, des crachats de la part d'extrémistes visant des religieux en habit au quotidien", a déclaré une source diplomatique européenne à l'AFP.