Un avion de chasse français Rafale, participant à la mission de police aérienne de l’OTAN dans les pays baltes, sur la base aérienne de Lielvarde (Lettonie), le 14 avril 2026. INTS KALNINS/REUTERS
Les quatre lignes de production automatisée marquent la cadence, sous la toiture à redans de l’atelier principal de l’usine Durkopp. Dans le quartier des Forges, dans le sud-est de Vierzon (Cher), le bâtiment centenaire débite encore ses 335 000 roulements à aiguilles mensuels destinés aux colonnes de direction des véhicules des plus grands constructeurs mondiaux.
Mais c’est derrière les rangées de bras robotiques articulés, dans une petite pièce placée sous atmosphère contrôlée, que se prépare le futur de ce site industriel en perte de vitesse, secoué par la crise du secteur automobile. Le nouveau chapitre s’écrira sur les segments de la défense et de l’aéronautique, guidé par un plan de recentrage baptisé « Air 27 », présenté en janvier aux 119 salariés.
Huit mois après avoir racheté, en 2025, les usines de l’équipementier japonais Jtekt – filiale du géant Toyota, désireux de se délester d’une branche européenne déficitaire –, le nouveau propriétaire, le fonds d’investissement allemand Aequita, négocie un virage stratégique pour redresser ses quatre entités disséminées dans le Cher, dans la Seine-Maritime, à Bielefeld (Rhénanie-du-Nord-Westphalie) et Olomouc (République tchèque).
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