Ils auront une chapelle dédiée à leur mémoire au sein de la cathédrale Saint-Étienne de Meaux. Un peu moins de cinq mois après leur béatification, Maurice Rondeau, René Boitier et René Rouzé seront au cœur d’une cérémonie d’action de grâce, présidée dimanche après-midi par l’Evêque de Meaux, Mgr Jean-Yves Nahmias. Ces trois « martyrs de l’apostolat » étaient âgés de 33, 28 et 23 ans quand ils ont perdu la vie en 1945 après avoir été déportés dans des camps de concentration allemands.
Le 13 décembre dernier, ces trois Seine-et-Marnais avaient été béatifiés en la cathédrale Notre-Dame-de-Paris, aux côtés de 47 autres hommes, victimes de leur foi. Par cet acte pontifical, Maurice Rondeau, René Boitier et René Rouzé avaient été élevés au rang de « Bienheureux ».
Une procession des reliques de Maurice Rondeau
Le père Maurice Rondeau était prêtre au sein du diocèse de Meaux. Après des études au petit puis au grand séminaire de Meaux, il avait été ordonné prêtre en juin 1936, à l’issue de son cursus au séminaire d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) et à Paris. Mobilisé en août 1939, il avait été décoré de la Croix de Guerre. Fait prisonnier en juin 1940, il avait travaillé comme ouvrier - au titre du Service du Travail Obligatoire (STO) - à Aix-la-Chapelle. Avant d’être arrêté et transféré au camp de Buchenwald. Libéré par les Américains en avril 1945, Maurice Rondeau décédera en mai 1945 dans un hôpital.
Membre du mouvement des Scouts de France, René Boitier - originaire de Faremoutiers - est mort d’épuisement à Dachau, en mai 1945, deux jours après l’évacuation du camp. René Rouzé, né à Bombon en 1922, était quant à lui devenu membre de la Jeunesse ouvrière chrétienne. Lui aussi sera envoyé en Allemagne au nom du STO, puis arrêté. Il mourra d’épuisement au camp de concentration de Dora-Mittelbau, en février 1945.