« Ce qui nous a le plus attaqués collectivement, c’est qu’on n’a pas pu dire au revoir à notre organisation comme on le souhaitait, compte tenu des conditions qui sont celles que vous connaissez », a regretté le député LFI du Vaucluse, évoquant une « cabale médiatique » et des « fantasmes » autour de la Jeune Garde. Le groupe et ses membres ont été particulièrement pointés du doigt après la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque à Lyon en février dernier. Deux attachés parlementaires de Raphaël Arnault, aujourd’hui écartés, et un autre de ses anciens collaborateurs à l’Assemblée nationale sont mis en cause dans le lynchage mortel jeune homme de 23 ans.
L’élu exclut la création d’un nouveau groupe
« Maintenant, le but est que l’antifascisme perdure, et il perdurera, évidemment, bien au-delà de la Jeune Garde. Toutes les luttes sur lesquelles on a obtenu victoire ces dernières années, c’était la Jeune Garde avec la CGT, avec le Parti communiste, avec la France Insoumise, avec des associations, avec des écologistes », a déclaré le député présent à la traditionnelle manifestation du 1er-Mai aux côtés des syndicats. « La lutte antifasciste est quelque chose qui nous dépasse fort heureusement. S’ils pensaient s’en débarrasser en dissolvant l’organisation, ils se mettraient le doigt dans l’œil », a ajouté l’élu.
Après la dissolution définitive de son organisation, Raphaël Arnault a indiqué ne pas souhaiter la création d’un nouveau groupe semblable. « Aujourd’hui, je suis député, j’ai des rôles à tenir », a-t-il affirmé. Une enquête avait été lancée fin février après un signalement du ministère de l’Intérieur soupçonnant une reconstitution du mouvement antifasciste.