XAVIER LISSILLOUR
Dans un espace de jeux en intérieur à Hwagok, quartier résidentiel dans l’ouest de Séoul, une fillette rebondit sur un trampoline, sous la surveillance tranquille de son père. Une autre, à califourchon sur une mini-tyrolienne, s’amuse à enchaîner les glissades de plusieurs mètres, aidée par sa mère. Le mur d’escalade et les toboggans de 5 mètres de hauteur, qui débouchent sur une piscine à boules roses et blanches, devraient eux aussi attirer des dizaines d’enfants surexcités en ce vendredi après-midi.
Dans la capitale sud-coréenne, les « kids cafés » s’imposent progressivement comme des lieux privilégiés du quotidien, offrant aux enfants des espaces de jeu sécurisés, en intérieur. Ces établissements, privés à l’origine, existent en Corée du Sud depuis environ deux décennies et proposent des aires de jeux pour enfants. Mais l’accès reste coûteux, environ 20 000 wons de l’heure (près de 12 euros).
Pour fournir une solution plus abordable aux familles, le gouvernement métropolitain de Séoul s’est emparé du sujet. En mai 2022, il a ouvert le premier kids café public de la capitale sud-coréenne. Depuis lors, 117 établissements de ce type ont vu le jour – déploiement qui a nécessité un budget total de 93 millions d’euros.
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