Un homme a été exécuté en Iran pour ses actions pendant les manifestations de janvier, rapportent les agences de presse officielles

Un Iranien, Mehrab Abdollahzadeh, accusé d’avoir tué un homme lors des émeutes de janvier dans le pays, a été pendu, dimanche matin, ont annoncé les agences de presse iraniennes, comme Mehrnews. La veille, le pouvoir avait annoncé l’exécution par pendaison de deux hommes accusés d’espionnage au profit d’Israël.

« La condamnation à mort de Mehrab Abdollahzadeh a été mise en oeuvre ce matin après l’accomplissement des procédures légales », a annoncé le site Internet du pouvoir judiciaire, Mizan Online News Agency. Le site précise que Mehrab Abdollahzadeh avait été arrêté, avec d’autres personnes, sur les lieux d’une manifestation à Ourmia (nord-ouest), où un agriculteur avait été mortellement « frappé par des émeutiers ».

Il avait été condamné à mort pour « corruption sur terre », l’un des plus graves chefs d’accusation en Iran. Deux autres mis en cause, mineurs, ont été condamnés à des peines de prison.

Selon les autorités iraniennes, les manifestations qui ont culminé en janvier, avaient commencé pacifiquement avant de se transformer en « émeutes fomentées par l’étranger ». Le pouvoir a reconnu plus de 3 000 morts dans ces manifestations, mais impute les violences à des « actes terroristes » orchestrés par les Etats-Unis et Israël.

Selon des organisations de défense des droits humains, dont Amnesty International, l’Iran est le pays qui recourt le plus à la peine capitale après la Chine. Dans un rapport publié mercredi, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme avait décompté 21 exécutions et 4 000 arrestations en Iran depuis le début de la guerre.