Les pompiers de Seine-et-Marne ont veillé jusqu’à samedi pour « noyer la zone » et empêcher les feux de repartir. La veille, pas moins de 4 ha de végétation étaient partis en fumée à Buthiers, ainsi que 7 500 m² à Nanteau-sur-Essonne, la commune voisine. Des incendies d’origine criminelle, cinq départs de feu ayant été découverts.

Deux quadragénaires, soupçonnés d’être les auteurs des faits, avaient été interpellés par les gendarmes de la brigade motorisée de Nemours dès vendredi après-midi. L’un d’eux, mis hors de cause grâce à l’enquête menée par les militaires de la brigade de La Chapelle-la-Reine et ceux de la brigade des recherches de Fontainebleau, a été remis en liberté ce dimanche matin. Le second, en revanche, doit être déféré devant le parquet de Fontainebleau à l’issue de sa garde à vue. Et ce, en vue d’une comparution immédiate, prévue ce lundi devant le tribunal correctionnel de Fontainebleau.

« Les incendies en forêt sont souvent le résultat d’une imprudence, due à un mégot jeté ou à un bivouac. Surtout en période de tourisme de proximité. Mais globalement, nous n’avons pas affaire à des pyromanes », précise le commandant Paul Laurain, chef du service communication du Service départemental d’incendies et de secours de Seine-et-Marne (Sdis 77). Avant de détailler : « A Buthiers, où tout a démarré vers 14h40, sur les trois départs de feu, deux ont échoué. Dans la foulée, il y a eu deux incendies à Nanteau-sur-Essonne ».

Vigilance maximale en forêt de Fontainebleau

Pas moins de 80 pompiers avaient été mobilisés sur ces incendies. Alertés, les gendarmes de Seine-et-Marne et du Loiret avaient travaillé de concert pour tenter d’interpeller l’incendiaire, aperçu par un témoin. Trois heures plus tard, ils avaient arrêté deux hommes, âgés de 41 et 46 ans. Leurs investigations valent donc à l’un d’eux de comparaître en justice. Une affaire d’autant plus grave que l’un des feux se situait en bordure de zones résidentielles, à l’arrière de jardins.

En raison d’une dizaine de feux recensés cette fois-ci dans la forêt de Fontainebleau depuis le 19 avril, le préfet de Seine-et-Marne avait pris un arrêté mardi dernier, autorisant l’utilisation de deux drones au-dessus du massif forestier. Et ce, jusqu’à ce dimanche 3 mai, afin de prévenir « les atteintes à la sécurité des personnes et des biens ».