Elle a obtenu gain de cause après dix ans de bataille. Leah Spasova, une psychologue britannique, demandait l’accès à une méthode contraceptive définitive. Mais alors que son organisme de santé finançait les vasectomies pour les hommes, elle n’y avait pas droit. Le Buckinghamshire, Oxfordshire and Berkshire West Integrated Care Board (BOB ICB), désormais Thames Valley ICB, a justifié son refus en invoquant un risque de regret, rapporte la BBC.

La stérilisation féminine consiste à bloquer les trompes de Fallope pour empêcher la grossesse. La méthode est efficace à plus de 99 %. Mais l’intervention est plus lourde qu’une vasectomie, pratiquée chez les hommes.

Le risque de regret comme motif de refus

Face au refus de financement de l’organisme de santé, la jeune femme a saisi le médiateur du système de santé britannique, le Parliamentary and Health Service Ombudsman. « Je ne voulais pas passer les 30 prochaines années à gérer les effets secondaires d’une contraception qui ne fonctionnait pas pour moi, alors que j’avais déjà pris la décision éclairée de ne pas avoir d’enfants », a-t-elle expliqué à CNN.

Après avoir examiné son dossier, le médiateur a jugé que les règles appliquées étaient incohérentes. Les hommes pouvaient se voir rembourser la vasectomie. Ce qui n’était pas toujours le cas des femmes.

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L’ICB a expliqué refuser de financer l’intervention chez certaines femmes pour des raisons de coût et de risque de regret. Des critères non appliqués aux hommes demandant une vasectomie. Le médiateur a donc jugé le refus non recevable. « Des politiques comme celle-ci sont préjudiciables à la santé des femmes et à leur accès aux services de santé ; c’est absolument discriminatoire », a jugé Leah Spasova.