Tadej Pogacar célèbre sa victoire sur la 5e et dernière étape du Tour de Romandie à Leysin (Suisse), le 3 mai 2026. TIL BUERGY / AFP
Toujours aussi insatiable, Tadej Pogacar n’a laissé que des miettes à ses adversaires du Tour de Romandie. Déjà vainqueur de trois des quatre premières étapes, le Slovène a remporté la dernière journée de course, dimanche 3 mai, lors d’une arrivée à Leysin (Suisse). Il s’est ainsi offert aisément le classement général de l’épreuve, et amorce idéalement la transition entre la saison des « classiques » et la préparation pour le Tour de France (4-26 juillet).
Sur les routes romandes, l’ogre de Komenda a non seulement égalé le vieux record de la légende suisse Ferdi Kübler – auteur d’un quadruplé similaire, en 1954 –, mais il a également complété sa panoplie de courses par étapes. Le coureur d’UAE Emirates-XRG participait pour la première fois au Tour de Romandie et continuera sa découverte du pays en disputant le Tour de Suisse (17-21 juin), le prochain rendez-vous prévu à son programme.
« La semaine a été vraiment difficile, parce qu’il y avait des coureurs très forts. Mais avec l’équipe, on a fait un super boulot et grâce à eux, il a été possible de gagner », a commenté Tadej Pogacar sur la chaîne suisse RTS. Dimanche, le Slovène a attendu les dernières centaines de mètres de l’ascension vers Leysin (14,3 km à 5,9 % de moyenne) pour lâcher Florian Lipowitz (Red Bull-Bora-Hansgrohe) et s’imposer en solitaire.
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La capacité de l’Allemand – qui termine 2ᵉ au général, à 42 secondes du leader – à résister au champion du monde, après avoir déjà fini 3ᵉ du Tour de France 2025 et 2ᵉ du dernier Tour du Pays basque remporté par Paul Seixas, pose un peu plus la question du leadership au sein de l’équipe Red Bull-Bora-Hansgrohe en juillet sur la Grande Boucle, face à son coéquipier belge, Remco Evenepoel.
Lenny Martinez termine 3ᵉ du classement général
3ᵉ du classement général après avoir terminé 2ᵉ de l’épreuve il y a un an, le Français Lenny Martinez (Bahrain-Victorious) confirme sa bonne forme du début de saison, mais également ses limites dans la répétition des longues ascensions : malgré l’impressionnant train mis en place par son équipe, il a une nouvelle fois été un peu juste dans le final, dimanche, s’arrachant pour terminer 6ᵉ.
Il s’agissait de la première course par étapes de la saison pour Tadej Pogacar, qui avait pris deux kilos de muscles et soigné son explosivité pour conquérir quatre « classiques » en cinq tentatives, n’échouant que sur Paris-Roubaix, le 12 avril, derrière Wout van Aert. Rien d’étonnant, donc, à le voir triompher sur les routes romandes en étant moins irrésistible en montagne que lors de ses quatre victoires au Tour de France.
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Le Slovène a remporté les deux premières étapes au sprint, la quatrième en solitaire sans créer d’écart conséquent, et la dernière avec trois petites secondes d’avance sur Florian Lipowitz. Avant d’entamer sa mue printanière vers la Grande Boucle – affûtage, stage en altitude, multiplication des efforts longs –, Tadej Pogacar a pu se tester depuis mardi sur des ascensions de plus de vingt minutes, qu’il n’avait pas encore rencontrées cette année, gravissant au total plus de 14 000 mètres de dénivelé cumulé.