Invité au journal de 20H de TF1 ce dimanche 3 mai au soir, le leader insoumis a annoncé sa quatrième candidature à l'élection présidentielle.

"Oui, je suis candidat". À un peu moins d'un an de la présidentielle 2027, le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a officialisé sa quatrième candidature sur le plateau du 20H de TF1 ce dimanche 3 mai.

Plus tôt dans la journée, les élus LFI étaient réunis à Paris pour désigner leur candidat pour 2027. "Le contexte et l'urgence ont fixé la décision insoumise", a-t-il expliqué.

"La discussion ne s'est pas portée sur quel est le meilleur candidat, c'était qui est le mieux préparé pour faire face à la situation qui arrive. Pour être lucide, nous entrons dans une saison très agitée de l'histoire du monde (...) Face à tout ça, pour ne pas simplement réagir mais pour tenir bon, ça ne s'improvise pas", a déclaré Jean-Luc Mélenchon.

"Nous c'est carré. Il y a une équipe, un programme, un seul candidat", a-t-il encore ajouté, pointant la multitude de candidatures.

À la dernière élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon avait échoué à 420.000 voix du second tour, en réunissant 22% des suffrages et en arrivant à la troisième place du premier tour. Une progression par rapport à 2017, où il avait déjà réalisé un bon score (19,58% des voix).

Jean-Luc Mélenchon opposé à une primaire de la gauche

Depuis la présidentielle 2022, lorsqu'il avait déclaré "Faites mieux" à ses troupes le soir de son élimination au premier tour, Jean-Luc Mélenchon n'avait cessé de répéter qu'il souhaitait être remplacé.

Si une génération de cadres a bien émergé aux côtés du tribun de 74 ans, aucun d'entre eux n'est arrivé à un statut de présidentiable. D'autant plus que certains ont dû quitter le mouvement lors des législatives de 2024, comme François Ruffin et Clémentine Autain.

L'ancien sénateur, ministre, député et député européen avait déclaré se mettre "en retrait mais pas en retraite" après la dernière échéance présidentielle. Mais il n'a cessé d'intervenir dans le débat public, via ses réseaux sociaux, ses prises de parole, ou son implication dans les campagnes des européennes et législatives de 2024 ou des municipales de 2026.

Clémence Guetté raconte les coulisses de la vie politique 59:42

Malgré des sondages qui donnent leur leader facilement battu par le Rassemblement national en cas de duel au second tour, les Insoumis comptent profiter du désordre dans le reste de la gauche, qui bute en grande partie sur la question de la participation, ou non, à une primaire unitaire dont LFI ne souhaite pas entendre parler.

François Ruffin et Marine Tondelier sont candidats dans le cadre de cette primaire, mais pourraient porter leurs propres couleurs, en solitaire, si ce processus n'aboutissait pas. Le Parti socialiste est divisé sur la question de la participation à cette primaire.

Dans l'espace social-démocrate, résolument opposé à La France insoumise, les noms de l'ancien président François Hollande et de l'eurodéputé Raphaël Glucksmann reviennent régulièrement. Le patron des communistes Fabien Roussel attend le congrès du PCF début juillet pour livrer ses intentions.