Une arme discrète, peu coûteuse et redoutablement efficace. Le Hezbollah utilise désormais des drones par fibre optique pour contourner les systèmes de défense israéliens les plus avancés, explique CNN dans un article paru ce dimanche.
Contrairement aux drones classiques, ces engins ne reposent pas sur des ondes radio mais sont reliés à leur opérateur par un câble extrêmement fin. Comme l’explique Yehoshua Kalisky, chercheur principal à l’Institut israélien d’études sur la sécurité nationale, ces drones sont « immunisés contre le brouillage des communications, et en l’absence de signature électronique, il est également impossible de découvrir l’emplacement d’où ils ont été lancés. »
Une menace difficile à contrer
Les drones filaires peuvent aussi transporter des charges explosives. Guidés avec précision grâce à une vision en temps réel transmise via le câble, ils volent bas, rapidement, et sont très difficiles à détecter ou à suivre.
Face à cette menace, les solutions restent limitées. « Hormis les barrières physiques comme les filets, il n’y a pas grand-chose à faire », regrette une source militaire israélienne à CNN.
Faciles à produire, parfois à partir de composants civils, ces drones représentent une forme de guerre asymétrique : un coût réduit pour un impact potentiellement majeur. « Leurs défauts, c’est qu’ils sont plus lents car plus lourds de quelques kilos. Résultats, on perd de la capacité de charge explosive », expliquait au Parisien Xavier Tytelman, ancien aviateur militaire et spécialiste des questions de défense dans un précédent article.