VIDÉO - Dimanche soir, le leader de La France insoumise officialisait sa candidature à l’élection présidentielle dans le JT de 20 Heures de TF1. Au détour de la conversation, la présentatrice s’est autorisé une remarque piquante.
La campagne présidentielle a été officiellement lancée dimanche soir sur TF1. Invité dans le JT de 20 Heures de la Une, Jean-Luc Mélenchon a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle de 2027. «Êtes-vous candidat à la présidentielle ?», a demandé la présentatrice Anne-Claire Coudray . «Oui, je suis candidat, a confirmé le fondateur du parti La France Insoumise. Si vous voulez, c’est le contexte et les urgences qui ont fixé la décision insoumise», a-t-il précisé.
Il s’agit de sa quatrième course à l’Élysée de la carrière du septuagénaire. Ce que lui a fait remarquer la journaliste. Quelques minutes après cette annonce, elle a tenu à rediffuser un extrait de meeting remontant à janvier dernier pendant la campagne des municipales. Jean-Luc Mélenchon y donne son concept de «nouvelle France», «celle du grand remplacement, d’une génération qui remplace l’autre parce que c’est comme ça depuis la nuit des temps», lançait le leader à la foule. De retour en plateau et cette question piquante d’Anne-Claire Coudray : « Une génération qui remplace l’autre, vous ne vous l’appliquez pas beaucoup cette règle ? » , a-t-elle questionné avec le sourire.
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Loin d’être décontenancé par cette pique, Jean-Luc Mélenchon a répliqué sans attendre : «Ah ben si, je remplace mes parents, et vous aussi !». «Mais vous restez candidat pour la quatrième fois», insiste son interlocutrice. «Et ben, écoutez, Chirac l’a été quatre fois, vous n’aviez pas l’air de vous en plaindre», a-t-il encore renvoyé avant de poursuivre : «Non, et puis, il y a des précédents dans l’histoire, ne vous inquiétez pas». Une séquence devenue virale sur les réseaux sociaux.
Je voulais me moquer de ceux qui parlent de grand remplacement Jean-Luc Mélenchon
Puis, l’ancien député est revenu sur ses propos de cette « génération qui remplace l’autre ». «Je voulais me moquer de ceux qui parlent de grand remplacement comme la catastrophe, soyons sérieux !», assure-t-il, tout en précisant qu’il visait le Rassemblement national. «Je pense que nous allons les battre à plate couture, pire encore qu’en 2022», se conforte-t-il. Lors du premier tour de la dernière élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon avait atteint le score de 21,95% des suffrages alors que Marine Le Pen rassemblait 23,15% des voix, ce qui lui permettait de se qualifier pour le second tour.