Très critique du leader de LFI, le député socialiste minimise la portée de sa quatrième candidature à la présidentielle, tout en répétant qu'il ne peut constituer, à ses yeux, "le barrage à l'extrême droite" au second tour.

Contempteur notoire de Jean-Mélenchon, qui fut autrefois son mentor au Parti socialiste, Jérôme Guedj a jugé ce lundi 4 mai que la quatrième candidature du leader insoumis à la présidentielle, annoncée la veille, est un "non-événement". "Il n’y a pas que Jean-Luc Mélenchon dans la vie politique", a déclaré sur TF1 le député socialiste, lui-même candidat à l’Élysée, avant d’ajouter:

"Il avait certes dit, en 2022, 'faites mieux', il avait dit quelques mois après 'je souhaite être remplacé', mais on sait qu’il pense qu’il est l’homme providentiel."

"Or, force est de constater qu’il ne l’est pas", a poursuivi Jérôme Guedj, estimant que Jean-Luc Mélenchon ne peut constituer "le barrage à l'extrême droite au second tour" de l'élection présidentielle.

"Faute politique"

Un argument auquel le principal intéressé a pu répondre lors de son interview sur TF1, promettant de battre le Rassemblement national à "plate couture", même s'il est annoncé largement perdant par les sondages dans l'optique d'un duel face au parti à la flamme. "Je ne sais même pas s'ils seront au second tour", a également déclaré l'insoumis en chef, qui critique régulièrement les études d'opinion.

Cette "phrase indécente" est une "faute politique", a répondu Jérôme Guedj, accusant Jean-Luc Mélenchon de faire une "minoration de la menace que représente le RN".

Également candidat à la présidentielle, le député socialiste de l'Essonne est revenu sur BFMTV sur ce qui le différencie du leader insoumis. "Il fait le choix d'une vision qui s'éloigne des fondamentaux de la République, de l'universalisme, de la laïcité, a-t-il assuré. Ma candidature est aux antipodes de ce que représente Jean-Luc Mélenchon". Et d'ajouter revendiquer "une culture du compromis politique" car "personne ne peut avoir raison tout seul".