Conférence de presse de Jeanne François, procureure adjointe de la République de Bayonne, Jérôme Bourrier, procureur de Bayonne, David Book, commissaire divisionnaire et directeur interdépartemental de la police nationale, et Karim Fillali, commissaire divisionnaire, à la suite d’une agression mortelle dans un bus, à Bayonne, le 13 juillet 2024. GAIZKA IROZ/AFP
Le procès d’un homme de 41 ans accusé d’en avoir mortellement frappé un autre, au cours d’une altercation dans un bus lors des Fêtes de Bayonne en 2024, s’est ouvert lundi 4 mai devant la cour d’assises des Pyrénées-Atlantiques, à Pau.
L’accusé est jugé pour des « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner » commises sur un homme de 58 ans. Les faits sont survenus dans la gare routière mise en place pour les festivités, qui accueillent plus d’un million de visiteurs chaque année.
Celles-ci avaient déjà été endeuillées un an plus tôt par l’agression mortelle d’un habitant du centre-ville, roué de coups pour avoir fait une remarque à un groupe de fêtards, surpris en train d’uriner devant sa porte.
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Le 11 juillet 2024, vers 21 heures, le quinquagénaire se trouve à l’arrière d’un bus censé le ramener chez lui, avec sa compagne, lorsque l’accusé, alors âgé de 39 ans, monte dans le véhicule par la porte de devant.
Le premier, en état d’ébriété, interpelle le second pour un motif qui n’a pas été établi au terme de l’instruction, et le ton monte rapidement entre les deux protagonistes, qui semblent vouloir régler leurs comptes hors du bus.
« La mauvaise personne au mauvais moment »
Les versions quant à l’origine de l’altercation diffèrent. L’accusé, un Guadeloupéen, évoque des propos à caractère raciste tenus par la victime, qu’aucun témoin n’a confirmés.
Le quinquagénaire descend du bus le premier, suivi par le mis en cause, un ancien boxeur professionnel, qui se précipite sur lui et lui assène deux coups de poing au visage, après avoir repoussé le chauffeur de bus, qui tentait de le retenir.
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La victime perd connaissance. Bien qu’elle soit redevenue consciente quand les secours la prennent en charge, son état se dégrade pendant la nuit à l’hôpital, où elle meurt le 16 juillet – des suites d’un grave traumatisme crânien et d’un œdème encéphalique majeur, selon l’autopsie.
L’homme jugé pendant deux jours à Pau présente de nombreux antécédents judiciaires : entre 2005 et 2024, il a été condamné à 17 reprises, 14 fois pour des faits de violences, conjugales ou avec arme, ou des menaces de mort. En état de récidive, il encourt trente ans de réclusion criminelle. Pour les avocats des parties civiles, Mes Marion Duhalde et Alain Astabie, « il n’y a rien à comprendre dans ce dossier », la victime « est tombée sur la mauvaise personne au mauvais moment ».