Quand navigation rime avec économie et environnement. Et voici donc Dyna Kite, la troisième et ultime création de Beyond the Sea, le défi énergétique lancé par le navigateur Yves Parlier. Avec cette nouvelle solution, l’emblématique navigateur (vainqueur entre autres de la Route du rhum ou encore de la Solitaire du Figaro) offre à des bateaux de moyenne taille, à partir de 12 m, une propulsion grâce à un kite - un grand cerf-volant permettant la traction du navire.

Respectueux de l’environnement et réponse au prix toujours plus élevé du carburant, ce système a déjà fait ses preuves sous le nom de Liberty Kite pour les petites embarcations et, surtout, Sea-kite pour les grands navires, chimiquiers ou gaziers, qui peuvent ainsi limiter les frais en pétrole sur de fortes distances.

Une sécurité en cas d’avarie

Lors de sa présentation au Salon mondial des multicoques de la Grande Motte, Dyna kite a attiré l’attention de nombreux professionnels qui y voient une solution supplémentaire de propulsion et une sécurité en cas d’avarie. Dyna Kite bénéficie d’un pilotage automatique via l’IA pour optimiser la force du vent, à partir d’un treuil installé sur le bateau qui gère les cinq câbles du kite.

« Pour nous, c’est la solution parfaite qui va nous permettre de passer de sorties d’une journée à des croisières de plusieurs jours et même de rejoindre par exemple la Corse » explique Simon Briot, qui vient de mettre à l’eau, à Canet-en-Roussillon (Pyrénées-Orientales), Electra, son catamaran de croisière de plongées. Lequel avance grâce au soleil avec ses 28 panneaux photovoltaïques et ses batteries.

« Dyna kite s’adresse principalement aux marins-pêcheurs et aux propriétaires de yacht qui peuvent ainsi rentrer au port sans utiliser un moteur mais aussi arriver en silence sur les spots de pêche, argumente Marc Thienpont, directeur général de Beyond the Sea. Dyna Kite complète notre gamme. Pour un professionnel de la mer, le retour sur l’investissement peut se faire sur trois années, grâce à l’économie de carburant ».

« Remettre le vent au centre de la propulsion maritime »

Dans le monde entier, près de 400 bâtiments destinés à la pêche ou à la marine marchande naviguent depuis déjà plusieurs années sous maxi-kite. « Aujourd’hui, 90 % des marchandises transitent par voie maritime. Si l’on considérait la marine marchande comme un pays, elle serait le 6e émetteur mondial de CO2 », explique Yves Parlier. J’ai vu les océans changer au fil de mes navigations. Impossible de parler d’avenir maritime sans évoquer l’énergie du vent : une ressource renouvelable, abondante, naturelle et pourtant sous-utilisée.