Elle avait « pris conscience que son couple ne fonctionnait pas normalement ». Une semaine après l’interpellation d’Abdelkarim B., soupçonné d’être impliqué dans la disparition de sa conjointe, Manon Relandeau, les proches de la jeune femme de 31 ans sont revenus, auprès de nos confrères de Ouest-France, sur la relation qu’entretenait le couple.

Dans les mois qui ont précédé la disparition de Manon Relandeau, introuvable depuis le 27 mars dernier, la relation entre la jeune femme et son compagnon de 41 ans s’était nettement dégradée, laissant place aux insultes et aux menaces, selon nos informations. « Il y avait beaucoup de jalousie, il l’empêchait de parler à des hommes, la coupait de sa famille », se souvient sa marraine auprès de nos confrères.

« Il y avait beaucoup de jalousie »

« Il y avait beaucoup de jalousie, il l’empêchait de parler à des hommes, la coupait de sa famille », se souvient sa marraine auprès de nos confrères. Au cours d’un live TikTok, Abdelkarim B., qui a quitté la France pour l’Algérie le 2 avril dernier avec leur petite fille de 15 mois, Inaya, a reconnu avoir installé des caméras à leur domicile pour surveiller ce qu’il s’y passait. « J’ai tapé des jours de garde à vue à cause de ma copine », a-t-il déclaré, sans préciser de quelle « copine » il parlait.

Car en 2019, l’homme de 41 ans avait été jugé à Nantes pour des violences sur une ex-compagne en mars, octobre et novembre 2018, et condamné à une peine d’emprisonnement avec sursis et mise à l’épreuve. Manon connaissait-elle le passé judiciaire de son compagnon ? Ce qui est sûr, c’est que la jeune femme de 31 ans, qui gérait un centre équestre à Saint-Étienne-de-Montluc, avait « pris conscience que son couple ne fonctionnait pas normalement », affirment ses proches.

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Récemment, Manon Relandeau s’était même rapprochée d’une association venant en aide aux femmes victimes de violences conjugales à Nantes, Citad’elles. Selon les informations du Parisien, elle avait même rendez-vous le 3 avril avec cette structure. Mais la jeune agricultrice, qui est portée disparue depuis le 27 mars dernier, ne s’est jamais présentée au rendez-vous.

« Elle est tombée follement amoureuse de lui »

C’est en 2022 que Manon Relandeau a rencontré Abdelkarim B., peu après s’être séparée de son ancien conjoint avec qui elle était depuis une dizaine d’années. À l’époque, la jeune femme venait de racheter la Ferme du Chêne Creux, une exploitation de 65 hectares, en bordure de marais, à Saint-Étienne-de-Montluc.

Un terrain sur lequel elle a monté une pension pour chevaux et où elle élève aussi des vaches de race Nantaise, une espèce rustique délaissée par l’agriculture moderne qui a failli s’éteindre. « J’ai été fière de la voir devenir agricultrice. C’est un bout de femme qui en voulait », avait confié sa marraine à Ouest-France, mi-avril.

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« Elle est tombée follement amoureuse de lui », se souvient sa marraine. Et quelques années plus tard, le couple a accueilli Inaya, leur petite fille, le « petit bonheur » de Manon. « Elle est tellement belle en maman », selon sa mère. Mais depuis le 27 mars dernier, les proches de Manon Relandeau n’ont plus aucune nouvelle d’elle.