Publiée le 27 avril sur le réseau social X, la vidéo a depuis franchi le seuil du million de vues. Elle a surtout provoqué une importante polémique concernant les méthodes extrêmes de Yom Yidikes. Un coach sportif et entraîneur de MMA bien connu sur les réseaux sociaux pour ses séances d’entraînement intensives, brutales et violentes.

Sur la vidéo en question (dont l’origine serait un reportage de BFM Lyon), Yidikes est face à des jeunes apprentis, des enfants d’une dizaine d’années à peine, alignés devant lui pour un entraînement dans sa salle à Villeurbanne. Le coach se présente face à eux et, hurlant des consignes, se met à asséner de violents coups de pied sur le torse des gamins.

Ces derniers sont projetés au sol. « Tu as mal ? Non ! Il suffit de retenir ses émotions ! » tonne le trentenaire de sa voix de stentor à l’un des enfants qui se met alors à pleurer.

???????????? Le coach lyonnais de MMA Yom Yidikes fait à nouveau parler de lui !

Dans une vidéo récente, on le voit donner des coups de pied très violents à de jeunes enfants, au point d’en faire pleurer un.

???? Il s’agit du même coach qui avait asséné un violent coup de pied dans le… pic.twitter.com/iLCpM6nZMb — Impact (@ImpactMediaFR) April 27, 2026

Ce n’est pas la première fois que le sulfureux coach lyonnais se trouve au cœur d’une polémique pointant du doigt ses méthodes. En novembre dernier, à l’occasion du « Stream for Humanity », un événement caritatif initié par le streamer Amine et destiné à la collecte de fonds pour des causes humanitaires, il avait donné un puissant coup de pied au thorax d’Inoxtag. Le célèbre youtubeur s’était retrouvé projeté plusieurs mètres en arrière et était longtemps resté allongé.

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Une pétition a atteint les 7000 signatures

Cette fois, la scène avec les enfants ne passe pas, la polémique enfle et prend une autre dimension. Une pétition demandant « une enquête sur les pratiques de Yom Yidikes » et la fermeture de la salle a notamment été lancée par Arnaud Gallais. Elle a déjà recueilli « plus de 7 000 signatures en 48 heures » assure le militant pour la protection de l’enfance et de la lutte contre les violences faites aux enfants.

« Qu’on puisse encore défendre l’idée que de frapper un enfant au thorax à coups de pied est « éducatif » ou « sportif » est tout simplement intolérable, explique Gallais sur X. Rien, absolument rien, ne justifie la violence physique sur un enfant. Ni la recherche de performance, ni la discipline, ni la culture du sport de combat. Ce manque d’évidence pour certains dont le principal intéressé, montre encore l’immense travail culturel à faire dans notre société pour redéfinir ce qu’est le respect de l’intégrité d’un enfant. »

« Une mise en scène »

Face aux critiques, aux « messages de haine » et nombreuses pétitions, Yidikes se défend. Il assure sur ses réseaux sociaux qu’il s’agit d’une « mise en scène » et que « les parents assistent aux séances ». « À travers le MMA, je transmets bien plus qu’un sport : des valeurs. L’entraide. L’amitié. Le respect. L’amour du prochain », énumère-t-il sur son compte Instagram suivi par 317 000 followers.

Le combattant, qui a reçu de nombreux soutiens, semble également décidé à défendre son image et ses méthodes. Dans une autre vidéo il annonce saisir la justice « pour attaquer pour diffamation, atteinte à la vie privée » ceux qui propagent, selon lui, de fausses informations.

« On est dans un pays de droit, il n’y a aucune violence dans ma salle, les enfants sont heureux, épanouis, assure-t-il. Vous avez tout filmé (les médias), mais vous n’avez pas voulu montrer. C’est pas grave, vous préférez juger sur 30 secondes (sur 90 minutes de reportage selon lui)… On se retrouve tous au tribunal. »

« On ne peut pas laisser passer ça sous prétexte que c’est « le sport qui veut ça », rétorque de son côté Arnaud Gallais. La loi est la même pour tous et il est interdit de frapper un enfant et de lui porter atteinte. La Fédération Française de MMA doit agir maintenant. Le silence ou l’attentisme ne font que cautionner ces dérives. Il en va de la sécurité des gamins qui poussent la porte d’un club pour apprendre, pas pour servir de support à une démonstration de force personnelle. »