Une page se tourne pour le château de Maintenon. Le partenariat, qui a métamorphosé ce joyau d’Eure-et-Loir depuis 2005, laisse place à un nouveau modèle de gouvernance. Ce changement n’est pas qu’administratif : il est le reflet d’une nouvelle réalité économique pour les collectivités territoriales.

Selon nos informations, le coût de gestion est la raison principale du désengagement du conseil départemental. Il faut dire que la santé financière des départements n’est plus celle des années 2000. Pris en étau entre la baisse des dotations de l’État et des recettes en berne, l’Eure-et-Loir, comme d’autres, doit désormais trancher dans le vif.

« Porter seul le poids financier d’un colosse comme le château de Maintenon devenait un exercice d’équilibriste impossible. C’est une réalité comptable froide, mais incontournable », confie un proche du dossier.

Une métamorphose ces vingt dernières années

En deux décennies, le domaine de Maintenon a radicalement changé de dimension, passant d’un site à l’aura locale à une destination touristique de premier plan. Avec près de 100 000 visiteurs par an, il s’est imposé comme le premier site privé d’Eure-et-Loir et le deuxième monument le plus visité du département après la cathédrale de Chartres.

« Le département a été un partenaire exceptionnel. En 20 ans, on a décuplé le nombre d’entrées. C’est un exemple rare de partenariat public-privé réussi. Sans ce coup de pouce historique, jamais le château n’aurait pu connaître un tel développement », souligne-t-on du côté de Maintenon.

Contrairement à ce que pourrait laisser penser cette évolution, il ne s’agit en aucun cas d’un recul. Bien au contraire. Des avancées significatives devraient être engagées dès cette année pour enrichir l’expérience des visiteurs et renforcer encore l’attractivité du site.

Ouvrir au public des espaces historiques jusque-là inaccessibles

L’ambition est claire : ouvrir davantage le château au public et renouveler en profondeur le parcours de visite. Un Conseil d’administration prévu dans quelques semaines devrait d’ailleurs acter des projets majeurs, incluant l’ouverture d’espaces historiques jusqu’ici inaccessibles.

Pour porter cette nouvelle dynamique, la Fondation Mansart peut compter sur des membres engagés au sein de son conseil d’administration, à l’instar de Stéphane Bern.