Reportage
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Essonne
Juvisy-sur-Orge, le 4 mai. Au départ de la gare routière, la ligne 4116 est très fréquentée par des lycéens et des salariés. LP/Sylvain Deleuze
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Une pluie fine macule les quais de la gare routière de Juvisy-sur-Orge (Essonne). Ce lundi matin sonne la fin des vacances scolaires. En attendant leur bus, des lycéens s’abritent sous le pont qui traverse la Seine et relie la commune à celle de Draveil. La plupart scrutent le fleuve, là où
un véhicule de la ligne 4116
a fini sa course le 30 avril. Par miracle, les quatre passagers, dont la conductrice en formation et son instructeur, ont pu être récupérés en vie.
« Bien sûr qu’on pense
à l’accident
, avoue Nisrine
(les prénoms des mineurs ont été changés)
, une élève de seconde toute excitée. Jeudi, on a passé notre journée à s’appeler et à s’envoyer des vidéos sur TikTok. » À ses côtés une copine en frissonne : « Ça fait peur. On aurait pu être dedans. C’est dingue. » Tandis qu’une adolescente tente de comprendre. « Le bus démarre au feu et tourne directement à droite, montre-t-elle avec ses mains. Comment c’est possible de finir tout droit, alors qu’il vient de démarrer ? »
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4 mai 2026
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« On aurait pu être dedans » : après la chute d’un bus dans la Seine, les usagers entre angoisse et incompréhension