La polémique enfle. Depuis ce samedi, les critiques fusent à l’encontre du ministre de la Sécurité nationale israélien Itamar Ben Gvir, qui, lors d’une fête pour ses cinquante ans, a proposé des gâteaux décorés de nœuds coulants et d’armes à feu à ses invités.

Le journal The Times of Israel rapporte que le ministre d’extrême droite israélien a célébré ses 50 ans dans une salle de réception dans le sud du pays. Des hauts responsables de la police israélienne, ainsi que des militants d’extrême droite, faisaient partie des invités.

Des personnalités politiques israéliennes de premier plan étaient également présentes, comme le ministre des Affaires étrangères israélien Israël Katz, ou encore le président du Parlement israélien, Amir Ohana.

Dans une vidéo diffusée sur son compte Instagram, on peut voir que le ministre Itamar Ben Gvir a reçu, lors de la célébration, un gâteau d’anniversaire orné d’un nœud coulant doré. « Félicitations au ministre Ben Gvir. Parfois, les rêves deviennent réalité », est-il écrit sur le dessert.

Une référence à la loi sur la peine de mort

D’autres images circulant sur les réseaux sociaux montrent aussi une pièce montée à plusieurs étages, ornée d’une carte d’Israël, incluant les territoires de Gaza et de la Cisjordanie, et entourée de deux pistolets. Sur son étage le plus haut, trône un autre nœud coulant, également doré.

???????????????? Ben Gvir's 50th birthday cake featured a map of "Greater Israel" over the entire area between the Jordan River - Mediterranean Sea & two pistols

On top — large golden noose, symbolizing his legislation proposal of the death penalty for Palestinians convicted of terrorism https://t.co/y24y5bqQac pic.twitter.com/l5hqi2D2r3 — Lord Bebo (@MyLordBebo) May 3, 2026

En exposant ces gâteaux, le ministre et ses invités semblaient alors célébrer, à l’occasion de son anniversaire, l’adoption fin mars d’une loi contestée sur la peine de mort en Israël, un texte taillé sur mesure pour ne s’appliquer qu’aux Palestiniens reconnus coupables d’attaques anti-israéliennes meurtrières.

Le texte avait été dénoncé dans la foulée de son adoption par le Conseil de l’Europe ainsi que par Berlin, Londres, Paris, et Rome, qui avaient appelé la Knesset à renoncer à un projet susceptible de « remettre en cause les engagements d’Israël en matière de principes démocratiques ».

La liste d’invités à cette retentissante soirée a aussi fait réagir. Car la présence de responsables de la police israélienne est vue d’un mauvais œil par l’ex-Premier ministre Naftali Bennett, autre figure de l’extrême droite israélienne.