Déjà précaire, le métier de chauffeur de VTC est rendu encore plus compliqué par l’envolée des prix du carburant. La crise au Moyen-Orient touche directement au portefeuille les quelque 30 000 chauffeurs inscrits sur les plates-formes comme Uber, Bolt, Free Now ou Heetch.

Depuis fin mars, les VTC travaillant avec un véhicule thermique voient leurs charges de carburant exploser. Et ils se retrouvent contraints de passer beaucoup plus de temps dans les files d’attente des stations-service pour faire le plein, ce qui réduit leur nombre de courses journalières.

Commission abaissée pour les « gros rouleurs »

Leader sur le marché des VTC, Uber annonce ce mardi une série de mesures pour soutenir les conducteurs travaillant en France (dont les deux tiers en région parisienne). Pour attirer les clients, et donc augmenter le chiffre d’affaires des chauffeurs, Uber prévoit une baisse de 30 % des tarifs sur les courses partagées (Uber X Share). Ces trajets à moindre coût ont augmenté de 54 % depuis début mars, souligne Uber. Une mesure prise « pour une durée limitée ».

La plate-forme américaine propose également de baisser les frais de service (Uber Pro) pour les plus gros rouleurs. Environ 1 000 VTC inscrits auront ainsi accès à une « réduction significative » de leurs frais « pour compenser la hausse du prix du carburant ».

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Uber poursuit enfin ses incitations financières pour encourager les conducteurs à s’équiper de voitures électriques. Depuis 2022, la plate-forme n’accepte plus les modèles diesels. Cette fois, Uber met en place « une aide exceptionnelle de 1 500 euros sur la location de véhicules électriques neufs ou d’occasion, et avec kilométrage illimité avec Flexifleet ».

93 % de véhicules hybrides ou électriques

Le nombre de professionnels souhaitant abandonner les moteurs thermiques est en forte croissance. « Entre février et avril, Uber observe une augmentation de 60 % des demandes d’information dans ses espaces d’accueil chauffeurs, et une progression de cinq points de l’adoption des véhicules électriques. »

Depuis 2020, Uber finance un fonds de 75 millions d’euros, abondé par les clients d’Uber, pour accélérer l’électrification de la flotte de VTC. Les conducteurs les plus réguliers disposent ainsi d’une petite cagnotte pour se tourner vers l’électrique. D’après Uber, les résultats sont visibles. « Alors qu’il alimentait plus de 85 % des véhicules en 2020, le diesel représente aujourd’hui moins de 5 %. » Dorénavant, « 93 % des véhicules sont hybrides ou électriques, dont un quart 100 % électrique ».