Reportage
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Grenoble (Isère), le 3 mai 2026. Environ 200 personnes ont défilé dans Grenoble pour dénoncer la violence qui règne dans la ville. En tête de cortège, Sonia défile avec le portrait de son défunt mari, tué par balle. LP/Thomas Pueyo
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« Stop à la violence. Pas une balle de plus. » Sur la banderole déployée en tête du cortège de la marche citoyenne qui s’est tenue ce dimanche 3 mai dans l’après-midi à Grenoble (Isère), ces mots sont affichés en lettres capitales teintées de rouge. Depuis février,
la métropole grenobloise compte déjà cinq morts par arme à feu
. C’est autant que sur toute l’année 2025, pourtant marquée par 40 fusillades et une attaque à la grenade, qui ont fait également 44 blessés, le plus souvent en lien avec des guerres de gang et le narcotrafic.
« Cette marche est un cri du cœur ! Un ras-le-bol. Il y a eu trop de morts », s’indigne Azzeddine Mhiyaoui, à l’origine de l’événement. Cet ex-champion de boxe, désormais entraîneur, a voulu ce sursaut populaire à la suite du décès tragique du père d’un enfant de son club, le 12 avril. Ce papa de 38 ans prénommé Houssem, videur dans une boîte de nuit,
avait été mortellement visé
par une personne encagoulée.
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