« Ce serait le plus beau jour de ma vie » : bientôt la fin des accouchements sous X en France ?
Un avis remis ce lundi au gouvernement recommande de faire évoluer l’accouchement sous X en France de manière à ce que l’enfant puisse connaître le nom de sa mère biologique dès ses 13 ans. Une piste saluée par les associations et la majorité des personnes concernées.
Antoine Bertrand, en manque perpétuel de reconnaissance, en quête de vérité, n’arrivait plus à en dormir. « J’avais un côté rebelle, très sensible. À l’adolescence, notamment, c’était une souffrance terrible. Ne pas connaître l’identité de ma mère, c’était comme si je marchais sur une jambe ». À 68 ans, cet habitant de la Creuse, père et grand-père, a effectué différents tests ADN généalogiques. « En trois mois, j’ai retrouvé l’identité de mon père et en neuf mois, celle de ma mère. Elle était morte à 99 ans en 2016, comme si elle m’avait attendu », soupire celui qui ne l’aura jamais connu et espère aujourd’hui que la loi évolue enfin sur le sujet.
Remis ce lundi à la haut-commissaire à l’enfance Sarah El Haïry (après une lettre de mission de sa part) et à la ministre de la Santé, des familles et de l’autonomie Stéphanie Rist, un avis pourrait changer la donne. Il préconise de faire évoluer l’accouchement sous X en France. Avec le Luxembourg, notre pays fait figure d’exception en Europe en permettant depuis 1941 l’accouchement « anonyme » ou « sous le secret ». Une femme peut demander le secret total concernant son admission et son identité.
« Ce serait le plus beau jour de ma vie » : bientôt la fin des accouchements sous X en France ?