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Plusieurs médias anglais et consultants anglais estiment que le troisième ligne Alfie Barbeary a été victime de plaquages hauts. AFP/Romain Perrocheau
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C’est la polémique qui agite l’Europe du
rugby
en ce lendemain de week-end de demi-finale de Champions Cup. Le cœur du sujet ? La demi-finale entre l’Union Bordeaux-Bègles et Bath,
remportée (38-26) dimanche par les Français
, et ses images. Ou plutôt, celles qui n’auraient pas été suffisamment montrées.
Plusieurs médias et consultants britanniques estiment que le diffuseur et réalisateur de la rencontre a dissimulé certaines séquences aux arbitres de la rencontre. Et pour être plus précis,
celles qui auraient pu valoir aux joueurs de Yannick Bru
une sanction pour des plaquages hauts ou des chocs tête contre tête, à chaque fois sur le troisième ligne centre Alfie Barbeary. Son manager, Johan van Graan, a également regretté de « ne pas avoir vu les angles en question à l’écran ».
Dimanche, le principal diffuseur français de la rencontre, France Télévisions, avait la charge de réaliser la rencontre, tâche confiée à Fred Godard, qui officie également sur le
Tournoi des Six Nations
. « Il faut faire de la pédagogie sur la manière dont les choses fonctionnent, souligne le rédacteur en chef du service rugby de France Télévisions, Cédric Beaudou. Pendant les matchs de Coupe d’Europe, le TMO (l’arbitre vidéo) s’installe avec l’équipe de réalisation dans le car. Il a donc face à lui un mur d’écrans. »
« On est aux ordres »
Dimanche, c’est le Gallois Ben Whitehouse qui surveillait les images et jouait le rôle de vigie pour l’arbitre central,
le Géorgien Nika Amashukeli
. « Il a accès à toutes les images, insiste Cédric Beaudou. Lorsqu’il veut revoir une action, le car vidéo se met à sa disposition. Il peut choisir l’angle, la vitesse où on lui passe le ralenti, et on lui fait même parfois du image par image. On est aux ordres. Il faut être clair : c’est impossible de cacher une image à l’arbitre vidéo. »
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Mais pourquoi alors ne pas avoir remontré à l’antenne de France Télévisions, et des autres diffuseurs par extension, certaines séquences dénoncées ensuite par le clan anglais ? « On essaie de montrer ce que l’on peut. Nous avons des opérateurs ralenti qui passent leur match à découper des séquences pour ensuite pouvoir les rediffuser le plus rapidement possible. Les actions vont tellement vite, imaginez le nombre de plaquages qu’ils ont à suivre », défend Cédric Beaudou.
« J’ai un très grand respect pour les consultants qui connaissent le rugby par cœur, mais ont-ils été formés à la manière dont fonctionne un car vidéo en plein match ? Peut-être devraient-ils venir suivre une rencontre avec nous », poursuit le journaliste.
Contactée, l’EPCR, en charge de l’organisation des Coupes d’Europe de rugby, confirme que l’arbitre vidéo se trouve au contact direct des équipes du diffuseur hôte. « L’arbitre vidéo a accès à deux écrans : un montrant le flux en direct et un autre montrant le flux avec un différé de cinq secondes, souligne l’instance. Tout incident que l’arbitre vidéo souhaite vérifier peut faire l’objet d’un arbitrage vidéo formel. »
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