« David contre Goliath » : comment l’Eswatini, l’un des plus petits pays d’Afrique, tient tête à la Chine
Dans un ballet diplomatique à haut risque, Taïwan défie Pékin en s’invitant en Eswatini, dernier allié africain de l’île. Une manœuvre discrète qui illustre les tensions croissantes entre la Chine et ses rares contradicteurs.
La scène a des airs de « Mission impossible ». Samedi 2 mai, à 9 heures, un avion officiel de l’Eswatini fend le ciel d’Afrique australe et se pose sur le tarmac du principal aéroport du royaume. À son bord, un passager inattendu : Lai Ching-te, président de Taïwan.
En apparence, rien d’extraordinaire à cette visite officielle. Sauf qu’à 10 000 km de là, Pékin fulmine. La Chine, qui considère Taïwan comme une province rebelle, ne tolère aucune reconnaissance, fût-elle symbolique. Et rêve de reconquête.
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