Des navires dans le détroit d’Ormuz, au large de Bandar-e Abbas (Iran), le 4 mai 2026. AMIRHOSEIN KHORGOOI/ISNA/WANA VIA REUTERS

A peine l’opération « Project Freedom », annoncée par le président américain, Donald Trump, dimanche 3 mai, pour rétablir la liberté de circulation dans le détroit d’Ormuz, avait-elle officiellement débuté, lundi, qu’un regain de tensions était constaté entre les forces iraniennes et américaines. Cette escalade est symptomatique de la gestion de plus en plus bicéphale du passage maritime stratégique, à laquelle se retrouve suspendue l’économie mondiale depuis deux mois.

D’après le commandement militaire central des Etats-Unis (CentCom), deux destroyers ⁠lance-missiles de l’US Navy, des énormes bâtiments de guerre américains, ont ainsi réussi à entrer dans le golfe Persique, mardi, après avoir franchi le détroit. Ils ont permis à deux navires marchands battant pavillon américain de passer. Cette forme d’escorte de luxe a été qualifiée « d’aventurisme militaire » par l’Iran.

La percée américaine a eu pour conséquence de mettre en péril le fragile cessez-le-feu en vigueur depuis début avril. Les Etats-Unis ont affirmé avoir détruit, lundi, six embarcations iraniennes avec lesquelles Tehéran conduit traditionnellement ses attaques navales. Des missiles de croisière et des drones auraient aussi été interceptés. Les Emirats arabes unis (EAU), alliés des Etats-Unis, ont de leur côté dit avoir contré douze missiles balistiques, trois missiles de croisière et quatre drones. L’un d’eux a causé un important incendie sur le site pétrolier de Foujeyra, d’après les EAU.

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