Le président malgache, Michaël Randrianirina, et son épouse, lors d’une cérémonie devant la tombe du Soldat inconnu, au pied du mur du Kremlin, à Moscou, le 19 février 2026. HECTOR RETAMAL/REUTERS
Il est 9 heures, jeudi 30 avril, et, comme chaque semaine depuis le début du mois, les premières mesures d’En avant la Russie, titre du chanteur populaire russe Oleg Gazmanov, retentissent sur les ondes de la Radio nationale malgache. Elles annoncent le début de « Russamada », la nouvelle émission qui se veut un moment d’apprentissage culturel et de partage d’expériences entre les deux pays.
Dans la matinée, Alain Divinary était invité à parler de la diaspora malgache à Saint-Pétersbourg (Russie), dont il est le représentant, et Tata Heriniaina, fondateur d’un club de conversation en russe à l’université d’Antananarivo, a vanté les possibilités offertes par la connaissance de cet idiome.
Le programme au ton convivial s’apparente à une offensive de charme qui contraste avec les livraisons d’armes et l’arrivée des mercenaires russes d’Africa Corps, sous les traits desquels s’est d’abord manifestée l’entrée en scène de la Russie auprès des militaires portés au pouvoir, après la fuite de l’ancien président Andry Rajoelina, le 12 octobre 2025. Celui qui était à la tête du pays depuis 2019 a été exfiltré par la France à l’issue de trois semaines de manifestations conduites par la génération Z.
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