La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, le premier ministre canadien, Mark Carney, le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, et le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, à Erevan, le 4 mai 2026. LUDOVIC MARIN/AFP
Il ne se passe désormais plus un mois sans un nouveau coup porté à l’Alliance atlantique. Après avoir envisagé d’envahir le Groenland, territoire du Danemark, un pays allié, puis avoir qualifié l’OTAN de « tigre de papier » et brandi la menace de s’en retirer, le président américain, Donald Trump, fâché de ne pas avoir été soutenu par les Européens pour sa guerre en Iran, a encore un peu plus affaibli l’organisation vendredi 1er mai.
Il a non seulement annoncé le retrait de 5 000 soldats américains d’Allemagne, un geste symbolique pour de nombreux observateurs, mais il aurait aussi suspendu le déploiement sur le territoire allemand de systèmes de lancement de missiles de frappe dans la profondeur, capables d’atteindre des cibles sur le territoire russe.
Cela « prive les Européens d’un moyen essentiel de dissuasion vis-à-vis de la Russie », constate Gesine Weber, chercheuse au Centre d’études de sécurité de l’Ecole polytechnique de Zurich (Suisse), et « risque donc de créer ou d’aggraver un déficit de dissuasion auquel l’Europe pourrait être confrontée en cas de retrait des Etats-Unis de la sécurité [du Vieux Continent] ».
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