Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, et Emmanuel Macron lors d’un sommet du G7, à Savelletri (Italie), le 13 juin 2024. LUDOVIC MARIN/AFP
La scène se déroule le 3 avril, dans l’avion présidentiel qui ramène Emmanuel Macron à Paris, après deux jours de visite en Corée du Sud. Flanqué de son conseiller diplomatique, Emmanuel Bonne, le chef de l’Etat dresse le bilan de son déplacement à Séoul avec certains membres de la délégation. Lorsqu’il repère Sabrina Sebaihi, présidente (Les Ecologistes) du groupe d’amitié France-Corée du Sud à l’Assemblée nationale – la députée des Hauts-de-Seine nourrit une vieille passion pour ce pays, dont elle a appris la langue –, il change de sujet, et de pays, puis la questionne : « Alors, qu’est-ce qu’on fait avec l’Algérie ? » L’élue franco-algérienne est une habituée des débats sur les tourments entre Paris et Alger, et M. Macron s’enquiert ce jour-là de son avis sur les moyens de relancer une relation encalminée.
« Le chef de l’Etat veut se réconcilier avec l’Algérie avant la fin de son mandat », comprend Mme Sebaihi. Elle n’est pas la seule à avoir cette impression parmi ceux qui croisent le président de la République sur le dossier algérien. A l’évidence, M. Macron ne veut pas quitter l’Elysée sur un échec avec Alger. La déconvenue serait trop cruelle, au regard de l’investissement symbolique qui avait été le sien durant son premier mandat.
Il vous reste 76.61% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.