« Je suis effrayée qu’il se noie » : en Île-de-France, des enfants de 3 à 4 ans apprennent à survivre seuls dans l’eau
Pour éviter les noyades après des chutes dans des piscines, le réseau Swim Stars a voulu combler un vide entre les séances de bébés nageurs et les cours de natation. Mais la formule a un prix. Démonstration à Val-d’Europe (Seine-et-Marne), à l’est de Paris.
Axel, 3 ans, s’agrippe au cou de Ludwig Otto. Il ne serrerait pas moins fort son doudou dans un manège à sensation. Un élan vital. Le bambin n’est pas dans un parc d’attractions, mais dans la piscine privée du Ki Space Hôtel Spa, à Serris, à Val-d’Europe (Seine-et-Marne). Le maître nageur, patient et pédagogue, lui apprend à sauter dans l’eau, puis à enchaîner la position de l’étoile de mer pour pouvoir appeler à l’aide si, un jour, il chutait dans une piscine.
C’est la méthode « Auto-Rescue », mise en place par Swim Stars depuis 2017. L’école loue des créneaux dans des piscines privées, au sein d’hôtels ou de spas. Elle a tissé une toile de 80 sites en franchise, dont une trentaine en région parisienne, où de fortes disparités subsistent quant à l’apprentissage de la nage chez les enfants.
« Je suis effrayée qu’il se noie » : en Île-de-France, des enfants de 3 à 4 ans apprennent à survivre seuls dans l’eau