La sécurité routière n’est pas une option
Si les communes veulent de nouveaux radars, elles devront les financer. Un désengagement problématique, alors que les chiffres de la mortalité sur la route restent très élevés. L’édito de Laurence Voyer, rédactrice en chef du Parisien - Aujourd’hui en France.
Pompes à fric ou sauveurs de vies ? Si le sujet reste clivant, plus de vingt ans après l’installation du premier radar automatique, les chiffres de l’accidentologie, eux, sont indiscutablement mauvais. En 2025, 3 260 personnes sont mortes sur la route. Une statistique désespérément stable, voire en légère hausse. En cause, souvent, la vitesse excessive, qui reste la première cause d’accidents à l’issue fatale, selon l’ONISR (Observatoire national interministériel de la sécurité routière).
Au cours de leur première décennie d’existence, entre 2003 et 2012, les boîtes à flash auraient pourtant permis d’éviter 23 000 décès. Mais leur impact s’est essoufflé. La faute au vandalisme, à une meilleure connaissance des lieux d’implantation ou aux applis permettant de les détecter.