Gilles Kepel, professeur émérite des universités et spécialiste du Moyen-Orient, estime qu'il n'y pas un "intérêt immédiat" à l'embrasement de la région, autant pour les États-Unis que pour l'Iran.

"L'Iran a cette espèce de stratégie de harcèlement avec pour objectif que les sondages de Donald Trump, dans la perspective des Midterm, soient de plus en plus mauvais et le pousser à la faute", explique-t-il sur BFMTV-RMC. "Pour l'Iran, il n’y a pas d’échéances fixes, et l'Iran a marqué sa capacité à résister, mais en tenant jusqu'au bout l'économie se dégrade."

Après l'attaque de drones aux Émirats arabes unis, Gilles Kepel estime que l'Iran est "dans une situation de ni guerre ni paix. Il n'y a pas vraiment de reprise des hostilités mais il y a des pressions militaires", analyse-t-il. "Téhéran montre qu'il est capable de faire dérailler les processus."