Europe, Russie, États-Unis : l’Arménie au cœur d’une « guerre d’influence extraordinaire »
Le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian, tente d’arracher son pays à la tutelle historique de Moscou. À un mois de législatives cruciales, Bruxelles a annoncé l’envoi d’une équipe chargée de lutter contre les ingérences et la désinformation.
Un parfum d’Europe plane sur Erevan. La grande tour de télévision qui domine la capitale arménienne s’est illuminée aux couleurs de l’Union européenne, dimanche soir. Ce petit pays du Caucase accueille les dirigeants du Vieux continent pendant deux jours. « Nous sommes guidés par des valeurs communes », vante déjà le président du Conseil européen, António Costa.
La confrontation entre la Russie et l’Occident trouve, ici, un nouveau terrain. Des élections législatives cruciales doivent se tenir début juin. Le Premier ministre, Nikol Pachinian, voit sa majorité menacée. Il tente, depuis 2018, de se démarquer de la tutelle russe historique pour se rapprocher peu à peu de l’Union européenne.