Bruno Retailleau, président des Républicains et candidat à l’élection présidentielle de 2027, lors d’une visite à Nanterre (Hauts-de-Seine), le 23 avril 2026. STEPHANE DE SAKUTIN/AFP
Déclaration intentionnelle ou communication maladroite ? En s’insurgeant contre les « mabouls » qui cherchent à « se fâcher avec l’Algérie », Emmanuel Macron a catalysé, le temps d’une polémique, le débat de la précampagne présidentielle. Lors d’une visite d’un hôpital de l’Ariège, le 27 avril, le locataire de l’Elysée s’est ainsi agacé, devant un médecin algérien, du « bordel » engendré par les lenteurs administratives du système qui organise l’activité des praticiens diplômés hors de l’Union européenne. « C’est un truc qui me rend dingue ! C’est la folie du système français », a-t-il tonné.
Alors que plus d’un tiers de ces médecins étrangers exerçant en France sont diplômés en Algérie, le chef de l’Etat, qui a loué « ces femmes et ces hommes qui servent notre pays », a brandi cet exemple pour blâmer les partisans du rapport de force diplomatique avec l’Algérie. « C’est très important, dans la période qui vient, de ne pas accepter l’esprit de réduction, de caricature », a argué le président de la République, qui juge également « important de pouvoir coopérer avec des pays en ayant un dialogue exigeant, en défendant nos intérêts, ce qu’on fait, mais en étant respectueux de chacun ».
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