Des soldats lors d’un exercice de l’armée américaine, à Hohenfels (Allemagne), le 30 avril 2026. ANGELIKA WARMUTH / REUTERS
Alors que le Pentagone annoncé, le 1er mai, vouloir retirer 5 000 soldats d’Allemagne dans les six à douze mois qui viennent, cette décision se double d’interrogations sur un autre signal politico-militaire important : le renoncement parallèle des Etats-Unis à déployer des missiles de longue portée en Europe. Ce projet devait voir le jour en 2026, mais il apparaît remis en question, même si le Pentagone, sollicité par Le Monde, n’a pas souhaité commenter ces éléments.
D’après le Wall Street Journal et la chaîne CBS, qui ont rapporté, le 1er et le 2 mai, les confidences de hauts responsables américains, le premier retrait de troupes du continent européen depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche devrait s’accompagner de l’annulation du projet de déployer sur le sol allemand des missiles d’une portée allant de 460 à plus de 2 700 kilomètres. Cette décision avait été entérinée lors du sommet annuel de l’OTAN à l’été 2024, par l’ancien président américain Joe Biden et l’ancien chancelier social-démocrate Olaf Scholz et représentait un pas inédit depuis la crise des euromissiles (1977-1987).
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