Le président du parti Les Républicains, Bruno Retailleau, lors du séminaire des sénateurs du parti, à Nancy, le 17 avril 2026. JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN/AFP

Les sénateurs doivent débattre, mardi 5 mai – et peut-être mercredi 6, selon l’avancée des débats –, de la proposition de loi du chef du parti Les Républicains (LR), Bruno Retailleau, « visant à lutter contre l’entrisme islamiste en France ». Ce texte est le fruit du passage de Bruno Retailleau par le ministère de l’intérieur, de septembre 2024 à octobre 2025, qui avait vu la publication d’un rapport alarmiste du ministère sur « les Frères musulmans et l’islamisme politique en France ».

Ce rapport avait fait l’objet d’une surenchère entre Emmanuel Macron et Bruno Retailleau. Le président de la République avait, fait inédit, convoqué un conseil de défense pour évoquer ce qui reste pour le moment un fait de société et non une menace sécuritaire. Puis il avait tancé le ministre de l’intérieur en lui demandant de revenir avec des propositions d’actions plus musclées et à la hauteur de l’enjeu.

Le président de LR, avec son départ du gouvernement en octobre 2025, n’avait pas eu le temps de présenter sa copie revue et corrigée. La voici soumise au vote des sénateurs, alors que le gouvernement a dans ses cartons un projet de loi sur le même sujet actuellement à l’étude au Conseil d’Etat et qui devrait être présenté au conseil des ministres dans les toutes prochaines semaines. La surenchère se poursuit donc sur les bancs du Parlement sur fond de précampagne présidentielle.

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